TRENTE ANS DE TERRAIN · AUTODIDACTE

Trente ans dans

l’ombre et sur le terrain.

Ni héritier, ni théoricien, ni gourou. Je suis un autodidacte. Tout ce que je sais, je l’ai appris en lisant, en me trompant, en me relevant.

Ce que j’ai appris, je l’ai payé. Littéralement.

On ne m’a rien donné. Ni mentor, ni école de commerce, ni réseau hérité. Ce que je sais m’a coûté du temps, de l’argent, et quelques années de ma vie. 

J’ai commencé par le corps : natation à haut niveau, puis les pompiers de Paris. Une blessure grave en mission a mis fin à cette voie-là, brutalement. Ensuite j’ai changé d’arme.

Une trentaine d’années sur le terrain, de l’immobilier au rachat d’entreprises. Un travail qui s’est fait dans l’ombre et qui continue de s’y faire : je n’ai jamais eu besoin d’une vitrine pour gagner ma vie.

Aujourd’hui, j’ai deux métiers. Le premier, entreprendre. Le second est l’analyse et le conseil stratégique. On me soumet une situation, je trace la stratégie, la tactique et résolve des situations sous haute tension. Mon cabinet intervient auprès de patrimoines européens sur des questions de structuration. Cela se pratique en petit comité.


Et c’est ce que je propose à travers ce site.

Ce site répond à une autre intention. Ce que j’ai mis des années à comprendre

n’a rien d’inaccessible : il n’y a pas de secret, seulement des principes, des

méthodes et des réflexes qui deviennent des habitudes avec la pratique.

Commençons par ce que je ne suis pas.

Une page comme celle-ci commence normalement par une liste de réussites. Je vais prendre le problème à l’envers.

Je ne suis pas coach. Je n’ai pas de voiture de sport en location ni de photo devant un jet privé.

Je suis un entrepreneur qui a passé trente ans sur le terrain, avec des actifs qui me permettent de vivre libre financièrement. C’est précisément ce qui devrait vous intéresser, parce que cela change la nature de ce que vous lisez : je n’ai rien à gagner à vous plaire. Je peux donc me permettre de vous dire des choses désagréables. Un vendeur ne peut pas.

Le plan standard est un mauvais plan

Travaillez bien à l’école, trouvez un métier sûr, épargnez dix pour cent, et mon préféré remboursez votre maison sur vingt-cinq ans.

Ce plan a une particularité remarquable : il vous demande vos cinquante meilleures années en échange d’un résultat qui arrive au moment exact où vous n’avez plus l’énergie d’en profiter. Devenir riche à soixante-dix ans, ce n’est pas devenir riche. C’est devenir vieux avec un peu d’argent.

Je n’ai jamais pu m’y résoudre. Pas par génie : par instinct. Quand on a vu ses parents perdre l’accès à leur compte en banque du jour au lendemain, on comprend assez tôt qu’un plan qui repose sur la patience et sur la bonne volonté d’un système est un plan fragile.

Ce que j’ai trouvé tient en une phrase : la richesse ne s’additionne pas, elle se multiplie.

Un salaire s’additionne : une heure travaillée, une heure payée. Le plafond est connu d’avance, et il est bas. Un actif se multiplie : la valeur que vous créez est démultipliée par le nombre de personnes qu’elle touche, ou par le levier que vous mettez dessous. Ce n’est pas la même arithmétique, ni le même métier, ni la même vie.

La vraie devise n’a jamais été l’argent. C’est le temps. L’argent se refabrique ; le temps, non. Tout ce que j’ai construit depuis trente ans obéit à cette règle unique : acheter du temps, ne jamais en vendre.

Je n’ai jamais respecté les codes

Autant le dire tout de suite, cela vous évitera de perdre votre temps si le ton ne vous convient pas.

Je n’ai jamais fait quelque chose parce que tout le monde le faisait. « C’est comme ça que ça se passe » n’a jamais eu le moindre poids à mes yeux. Dans les affaires, c’est même devenu un signal : quand une pratique est unanime, c’est souvent qu’elle sert quelqu’un d’autre que celui qui l’applique.

J’ai donc pris les codes à contre-pied, systématiquement, et j’ai construit dans les angles morts. Là où les autres se battaient à cinquante, j’étais seul. Cela m’a valu une réputation d’irrécupérable pendant une partie de ma vie. Cela m’a rapporté le reste.

Je préfère être le berger que le mouton.

D’où je viens

Mes parents n’étaient pas riches. Mon père, ancien parachutiste devenu cadre chez Primagaz ; ma mère, sicilienne immigrée, a élevé quatre enfants. Je suis l’aîné. Chez nous, le travail n’était pas une valeur parmi d’autres : c’était la seule. À partir de quinze ans, j’ai passé tous mes étés à l’usine, à la chaîne, et je reversais presque tout mon salaire à mes parents.

J’ai grandi entre la France et la Sicile.

J’ai deux souvenirs d’argent, et ils ont façonné tout le reste.

DIX ANS

Mon grand-père sicilien me donne cent francs. Je me sens riche, puissant, invincible. Avec ma petite sœur, nous filons dans un magasin de farces et attrapes et je dépense tout. Le soir, je pleure de rage. Il me dit alors une phrase que je n’ai jamais oubliée : « le problème n’est pas que tu aies tout dépensé, le problème est que c’était tout ce que tu avais. »

QUATORZE ANS

Les comptes de mes parents sont bloqués par l’administration fiscale à la suite d’une erreur. Quinze jours. Sans la famille, nous n’aurions pas mangé. Ce qui m’a marqué n’est pas le manque : c’est l’humiliation. Le fait que des gens que je ne connaissais pas pouvaient décider, à distance, de ce que ma famille aurait dans son assiette.

À partir de cet instant, la question n’a plus jamais changé : comment ne dépendre de personne.

Le livre qui a fait basculer le reste

À quinze ans, j’étais nageur de niveau national et cancre en tout le reste. À chaque fin d’année scolaire, la même phrase tombait à table : qu’est-ce qu’on va faire d’Éric ?

Mon oncle Biagio a eu l’idée de m’offrir un roman : Le Roi vert, de Paul-Loup Sulitzer. L’histoire d’un garçon de dix-sept ans qui bâtit un empire en partant de rien.

Quelques chapitres ont suffi à me faire comprendre deux choses. La première : partir de zéro n’est pas un handicap, c’est le point de départ le plus courant. La seconde, moins confortable : j’étais inarrêtable, mais je l’avais été dans le mauvais sens.

C’était le premier livre que j’ouvrais vraiment. Il a fait mieux que me distraire : il m’a montré que je pouvais apprendre tout ce que je voulais en lisant. C’est aussi pour cela que ce site commence par l’écrit.

Neuf ans dans l’ombre

Personne ne m’a rien donné, mais un homme m’a ouvert une porte après m’avoir fait faire mes preuves. Un homme d’affaires italien, un nom que tout le monde connaît et que je ne citerai pas : la discrétion faisait partie du contrat, et elle en fait toujours partie.

J’ai été consultant dans le cercle restreint de son family office. Ni salarié, ni prestataire interchangeable : un contrat, une mission, une clause de confidentialité que je respecte encore. Neuf ans à cette place précise, celle d’où l’on voit tout et d’où l’on ne dit rien.

Ce sont les opérations qui ont changé ma façon de penser. J’ai vu des décisions à sept, huit, neuf chiffres se prendre en vingt minutes, parce que le cadre d’analyse, lui, avait demandé des années. J’ai vu aussi l’envers du décor : des dirigeants brillants à la tête d’entreprises que personne ne pouvait racheter, des patrimoines solides détruits par une clause mal rédigée, des fortunes réelles et parfaitement silencieuses.

Les cinq principes que j’en ai rapportés

Aucun ne m’a été enseigné. Je les ai vus appliqués, tous les jours, par quelqu’un qui n’avait plus rien à prouver.

  • Le temps avant l’argent. L’argent se récupère, le temps non. Les réunions sont courtes, les décisions rapides. Ce qui traîne coûte toujours plus cher qu’une décision imparfaite prise à l’heure.

  • L’obsession du détail. On lit les chiffres globaux, puis on descend sans prévenir sur une ligne précise pour comprendre un problème. Savoir changer de niveau de zoom à volonté : c’est là que se voit la maîtrise.

  • L’échec comme donnée. L’erreur n’est pas un drame, c’est une information. On corrige la stratégie, et on recommence mieux armé.

  • L’exigence d’excellence. La moyenne n’existe pas. Le travail rendu vise le plus haut niveau possible, ou il n’est pas rendu.

  • La simplicité dans la communication. Les idées complexes s’expliquent en quelques mots simples. C’est à cette condition seulement que tout le monde agit sans confusion.


    Ces cinq principes ne sont pas une méthode secrète. Ils sont exigeants, et c’est précisément pour cela que si peu de gens les tiennent.

Sa disparition n’a rien changé à ma discrétion : un contrat s’éteint, pas une parole donnée. Mais elle a changé autre chose. Tant qu’il était là, je n’avais aucune raison de transmettre — ce que je savais servait tous les jours à quelqu’un. Le jour où il est parti, j’ai compris que tout cela disparaîtrait avec moi si je n’en faisais rien.

Le cadre ne lui appartenait pas. Il ne m’appartient pas davantage. C’est la seule chose que j’aie le droit de faire circuler, et c’est exactement ce que je fais ici.

Ce que j’ai construit, et ce que j’ai perdu

Avec huit mille euros d’économies, j’ai ouvert une première cave à vin. Puis cinq autres. L’ensemble a été revendu 1,2 million d’euros. J’ai répété ce schéma : acheter, structurer, faire grandir, céder, jusqu’à la cession de mon groupe, juste avant le Covid.

En parallèle, l’immobilier. J’ai acheté mon premier logement à trente ans. Tard, je l’admets. Avec mon épouse, nous avons créé une société immobilière : près d’une centaine de biens achetés, rénovés et gérés en vingt ans, un peu partout en Europe. Nous avons commencé à revendre avant le Covid, en gardant les meilleurs actifs. Une dizaine, tous payés.

Et trois faillites.

En trente ans, trois fois ruiné, trois fois remonté. Ma vraie formation, c’est celle-là : l’école des coups durs. Aucun diplôme ne la délivre.

Je le dis parce qu’on ne construit pas trente ans de terrain sans se prendre des murs, et parce qu’un parcours dont on aurait retiré les échecs serait une carte sans les reliefs.

Ce que j’appelle être riche

Aujourd’hui, je vis de mes actifs. Je travaille deux à quatre heures par jour, là où je veux, sur ce que j’ai choisi. Je peux aider ma famille, et c’est ma vraie fierté quand je regarde d’où je pars. Mais l’essentiel n’est pas là : l’essentiel, c’est que je ne dépends plus de personne, ni d’aucun système.

C’est cela, la vie riche. Ce n’est pas un chiffre sur un relevé, c’est une position.

Transmettre

Ce que je cherchais, je l’ai trouvé seul. Dans les livres d’abord, puis dans mes propres opérations. Aucune méthode secrète : seulement un cadre d’analyse, construit livre après livre, affaire après affaire, et payé de mes erreurs.

Aujourd’hui, j’ai une envie : transmettre. Par l’écrit, d’abord par l’écrit, parce que c’est par les livres que j’ai tout compris et parce qu’écrire est ce que j’aime faire. Et par l’accompagnement, pour ceux dont la situation ne rentre dans aucun cadre général.

Reste une question, et c’est la seule qui compte : combien d’années êtes-vous encore prêt à échanger contre le plan de quelqu’un d’autre ?

MON PARCOURS

1993 · 26 ANS

Premiers pas dans le commerce

La première cave à vin, ouverte avec huit mille euros d’économies. Puis cinq autres.

ANNÉES 2000 · ANGLETERRE PUIS ITALIE

Reprises, développement, reventes, immobilier

Le modèle « bâtir pour revendre » : acheter une affaire qui tourne, la structurer, la céder.

2020

La cession du groupe

Une affaire préparée pour être vendue dès le premier jour, cédée juste avant le Covid.

AUJOURD’HUI

Je transmets

Le Code des Bâtisseurs : des formations et un accompagnement privé pour ceux qui en ont l’usage.

OU MON ARGENT EST ENGAGÉ

Je n’enseigne rien que je n’ai financé moi-même.

AUTOMOBILE DE COLLECTION

Chronosport : www . chronosport . it

Préparation et restauration de voitures de compétition historiques. L’atelier remet en configuration d’époque des châssis de rallye des années 1970 et les fait courir. chronosport.it

IMMOBILIER · DÉTENU À 100 %

Immobiliare Nata

Fondée en 1993, mon premier véhicule d’investissement et le seul que je n’ai jamais cédé. Elle acquiert, restructure et conserve des biens en Italie, pour le rendement et non pour la revente.

ACTIONNAIRE WIKANE RESEAU

Wikane Franchise

Réseau de conseil en performance et en transmission de PME. Des mandats réels, avec chiffres et signatures.

ACQUISITION

Acquisition Nata

Holding dédié à la croissance par acquisition : structurer le montage, financer la reprise, intégrer l’entreprise rachetée.

Ma Philosophie

Je n’enseigne pas ce que j’espère atteindre : j’enseigne ce que j’ai déjà fait. Des principes simples, lucides, durables, tirés du vécu et non de la théorie. Ce qui n’a pas fonctionné chez moi ne se retrouvera pas dans mes formations et mes accompagnements.

Deux règles, que je m’applique.

  • Le prix suit le temps que je donne. Un texte se reproduit à l’infini : il coûte quelques centaines d’euros. Des heures ne se dupliquent pas : elles coûtent davantage, et se comptent en places.

  • Rien n’est retenu pour être vendu plus cher plus tard. Il n’existe pas de version « supérieure » qui contiendrait enfin la vraie méthode : les formations sont complètes, et la plupart des lecteurs n’iront jamais au-delà.